Dossier réalisé par Apolline, Chayaina, Clément, Dania, Faïz, Kamélia, Léarta, Lilia, Luna, Marwa, Mathilde, Maxence, Mélina, Olga et Saori

Le point sur le situation

Seulement 17% des métiers sont mixtes (un métier est considéré comme mixte lorsque la part des hommes se situe entre 40 et 60% de l’effectif).

Les femmes travaillent majoritairement dans la santé, l’éducation, l’action social et des services aux particuliers, dans le secteur de la petite enfance et dans l’aide à la personne.

En revanche les hommes travaillent dans l’informatique et le numérique (70% d’hommes pratiquent des métiers dans ces domaines), en tant qu’ingénieur, dans les cadres techniques, dans le domaine de la cuisine. Les hommes font des métiers dits « physiques » « techniques » où il faut produire et créer.

Les hommes sont souvent moqués quand ils veulent exercer un métier dit féminin mais leur entourage et leurs collègues sont bienveillants avec eux. Alors que les femmes sont moins moquées quand elles s’orientent vers un métier dit masculin, mais elles auraient le vie plus dure une fois en entreprise. Elles sont souvent victimes de sexisme et de sexisme bienveillant (= qui renvoie à des attitudes sexistes subjectivement positives, teintées de galanterie et de condescendance), leurs collègues masculins en ayant tendance à surprotéger leurs collègues féminins, montrent qu’ils les sous-estimes. 

Dès l’enfance, un enfant est confronté aux inégalités de genre. Par exemple dans les pubs ou dans les rayons jouets des magasins où il y a d’un côté le côté « pour les filles » tout en rose avec pleins de poupées et de la dînette et d’un autre, le côté « pour les garçons » avec des voitures. 

Quand une femme travaille dans un magasin, dit pour les hommes, de bricolage par exemple, les clients ont tendance à plus croire, et trouver plus crédible l’avis du vendeur que celui de la vendeuse même si le vendeur dit la même chose que la vendeuse. 

Source: https://www.welcometothejungle.com/

Les stéréotypes de genre

En 2018, une étude du Centre d’Information et Documentation Jeunesse (CIDJ) montrait que seuls 17% des métiers étaient mixtes. Cette non-mixité met en évidence les inégalités et les stéréotypes de genre qui persistent dans le monde du travail et, plus largement, dans la société.

D’après le CIDJ, la grande majorité des femmes (88%) travaille dans le tertiaire (les services). Elles sont particulièrement nombreuses à exercer dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la petite enfance, de l’action sociale et des service aux particuliers. Des domaines qui demandent tous une certaine empathie, de l’altruisme ou encore de la douceur, des qualités communément associées à la féminité.

Certains secteurs comptent moins de femmes dans leurs rangs. C’est notamment le cas du numérique et de l’informatique composés de 70% d’hommes. Les hommes sont toujours majoritaires dans les secteurs de la R&D (recherche et développement) et du BTP. Côté métiers, ils sont particulièrement nombreux parmi les ingénieurs, les cadres techniques ou encore les cuisiniers. La gent masculine exerce donc plutôt des métiers dits “physiques”, “techniques”, où il faut produire et créer.

Paradoxalement, selon une étude de l’Organisation internationale du travail, publiée en mai 2019 et menée auprès des dirigeants de 12 940 entreprises de 70 pays, plus les équipes de travail se féminisent (de 40 % à 60 % de femmes), plus l’entreprise engrange de profits, attire et fidélise les talents, tous sexes confondus.

Source : CIDJ

Les métiers qui résistent à la mixité

Source : INSEE

Métiers les plus mixtes

Source : INSEE

Le métier de sage-femme

La sage-femme assure la surveillance et le suivi médical de la grossesse et propose des séances de préparation à la naissance et à la parentalité. Elle assure, en toute autonomie, la surveillance du travail et de l’accouchement. La sage-femme dispense les soins à la mère et à l’enfant après l’accouchement.

Une trentaine d’écoles, rattachées à des hôpitaux ou intégrées à des universités, proposent un cursus de maïeutique (autre nom pour désigner les études de sage-femme).

Pour les lycéens, l’accès se fait via deux parcours proposés par les universités : le PACES (parcours d’accès spécifique santé) ou une L.AS (licence avec option accès santé). L’admission s’effectue à partir des résultats obtenus lors de ces parcours et éventuellement d’épreuves complémentaires.

Qu’est-ce qu’un PACES ?

Désormais les quatre grandes filières d’études de santé – médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme – débutent par une première année commune. Cette entrée en matière, appelée « première année commune aux études de santé » (PACES), permet de préparer un ou plusieurs des concours ouvrant à ces parcours.

Source : JSL.fr (le Journal de Saône-et-Loire)

Combien d’hommes exercent la profession de sage-femme en France ? 

La part d’hommes dans la profession reste très marginale : ils sont 641 en 2021, soit 2,72 % des effectifs. L’école de Grenoble a été la première à accueillir les hommes, en 1982. Au début, les maïeuticiens étaient donc concentrés dans le Sud-Est de la France.

Source : Conseil de l’ordre des sages-femmes

Les femmes arbitres

Si la féminisation du corps arbitral est largement souhaitée – elle recueille 93 % d’opinions favorables en France, selon une étude présentée lors des Journées nationales de l’arbitrage organisées par La Poste entre le 7 et 21 octobre –, les femmes restent minoritaires à officier dans la plupart des sports collectifs dans l’Hexagone. Et encore plus minoritaires quand il s’agit de superviser des hommes. Sans parler de l’arbitrage de matchs internationaux…

Abigaïl CATRIX (Basketball), Amandine VAHE et Hélène SAUVAL (Handball) Severine ZINCK (Football), Marielle SANCHIZ (Rugby).

Football et rugby, même combat

Dans le football, seulement 3 % de femmes sont arbitres dans les rangs de la Fédération française, selon des chiffres datant de 2018. On reproche au football d’être le mauvais élève en matière de parité dans l’arbitrage. mais le rugby affiche le même score, avec seulement 3 % de femmes arbitres.

Une présence un peu plus assurée au handball et au basket

La place des femmes arbitres est un tout petit peu plus assurée pour les sports collectifs de salle, où la pratique féminine est aussi un peu moins déséquilibrée. Avec 20 % d’arbitres féminines dans les rangs de la Fédération, trois femmes officiant en première division masculine, le basket fait partie des bons élèves en matière de parité. Et aussi d’ambiance : « Une seule fois dans ma carrière, j’ai entendu des insultes sexistes, se souvient Laure Coanus. On est protégées dans ce sport, du fait qu’on est plus nombreuses et plus visibles. » Même tonalité côté handball avec 20% du corps arbitral.

Une des raisons invoquées dans le foot et le rugby serait le déséquilibre entre le nombre de pratiquants hommes et femmes. Les choses peuvent-elles changer ? « L’arbitrage va de pair avec le développement du foot féminin et les résultats, tous deux récents », affirme Pascal Garibian, le patron des arbitres à la FFF.